« Les Mains Qui Sonnent »

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Katiuska et sa recherche sur l’utilisation des langues procèdent de la même logique. Avant de comprendre le mot il faut l’exprimer, le faire naitre, retrouver son rythme originel. C’est en jouant avec ses sonorités que son sens nous apparait, telle une évidence.

Beatriz et sa recherche sensorielle nous amènent vers la découverte d’un langage corporel inversé, en ce sens qu’il n’illustre pas une pensée : c’est la sensation du corps lui-même qui est à l’origine de son mouvement puis de la perception du mouvement, puis enfin de la pensée.

A la rencontre de ces recherches, nous proposons un spectacle d’interaction sensorielle avec les enfants. Par le toucher, le son, le mouvement, nous revenons à l’essence du langage en tant que logique sensorielle, c’est-à-dire une succession de mouvements répondant à des sens simples.

Nous avons créé une pièce de théâtre composée de trois tableaux qui reprennent le parcours du langage : son d’abord, mouvement ensuite, expression orale enfin. Le premier tableau est une boite à son. Cette boite à son, c’est notre corps, qui s’exprime par onomatopées lorsqu’on le touche. Un mouvement d’épaule, une pression sur le dos, mes mains qui bougent et mon corps réagit naturellement, mécaniquement, mais d’ores et déjà il exprime quelque chose. Des sons inintelligibles et pourtant étrangement familiers : soupir, bruit de mouvement, raclement, stridence ; tout est rattaché aux bruits de la vie quotidienne.

Le deuxième tableau est la représentation des sons par mouvement du corps. Inerte, celui-ci s’est exprimé. A cette expression il va réagir par un mouvement spontané, non réfléchi : c’est la genèse du langage. Quand les enfants commencent à comprendre le langage ils traduisent leurs envies, leurs interrogations, leurs sentiments avec leur corps : comme si à partir du contact le son et le mouvement se dépliaient dans l’espace.

Finalement nous arrivons au troisième tableau. Nous plaçons un miroir de façon à voir notre propre corps, qui s’exprime à travers un mouvement spontané. En le reconnaissant, et en interprétant ce mouvement, nous apprenons à formaliser le langage qu’il tente d’exprimer. Les mots que nous plaquons sur ce corps sont tant le fruit de notre interprétation logique que de notre imagination. Il est alors temps de mettre ces mots bout à bout afin de raconter l’histoire que nous ont enseignée nos corps.

Le Spectacle dure environ 30 minutes. Au début nous sommes seules lors du premier tableau. Passés les premiers instants de doute, les enfants viennent sur scène et peuvent nous toucher : ils composent alors une succession d’onomatopées. Le spectacle peut alors démarrer et se construire. De chaque son naitra un mouvement, de chaque succession de mouvement des pensées, des pensées éparses une histoire à construire.

Matériel :

Nouds avons besoin d’une lecteur DVD, d’un miroir, d’une lampe torche pour éclairer le mains. La scène est circuler.

Nous pouvons jouer intra-muros et extra-muros

Coût  : 5 € par enfant.