« Ixibab, le dessein des dieux »

IXIBAB, LE DESSEIN DES DIEUX | Opéra  |  | 1h15  

Samedi 20 mai 2017 au Théâtre du Jeu de Paume, Aix-En-Provence, Opéra diachronique pour 4 solistes, 25 choristes et 30 musiciens.

PARTICIPATION

Équipe Artistique

Mise en scène par Katiuska Landaeta
Composé par Fabien Barceló, dirigé par Philippe Franchesci et aidé par Julien Ponsoda
Avec la collaboration de Colette Albiolo, artiste plasticienne, auteur du livre & DIACHROMIES®, costume par Marc-Antoine Bartoli, et communication par Bettina Bordure et Pauline Noudel.

Solistes

Valentin Thill, Ténor Inrouch, Manon De Andreis, Soprano, Guilhem Chalbos, Baryton:Ixibab, Zoé Vaucausant Massicotte, Mezzo-Soprano

Choristes et Orchestre

Emmanuelle Roy, Clement Maïnetti , Marina Shame Sanie, Marie-Sara Jouval, Agnes Parisse, Gaïane Gantier, Ioannès Menicucci, kileyna Winkler, Capuçine Rodet, Flavien Croze, Rosanne Laut, Hippolyte Levreaux, Anna Chaptinel, Cyril Fouque, Diana Nunez, Nicolas Fleury, David Yaniche, Etienne Bauza, Anna Novokhsenova

Avec le soutien de France bleu, Kisskissbankbankbank,
 
Théâtre Ainsi de Suite, Les Obelâts, CIAM.

 

RÉSUMÉ

Ixibab, Le dessein des dieux est un projet innovant, une création d’Opéra à la croisée des arts impliquant musiciens, aguerris, jeunes solistes professionnels, amateurs passionnées et étudiants. En collaboration avec Les amis d’Albiolo, la mise en scène contemporaine est au croisement de la musique, de l’art visuel, de la dramaturgie et des arts de la scène. Soixante personnes, artistes et musiciens s’engagent avec passion dans la réalisation de ce projet inédit. IXIBAB, le dessein des dieux, vous entraîne dans un drame au coeur de la Mésopotamie, tout en abordant un nouveau regard sur l’Opéra.
Écouter notre annonce sur Radio Galère. 88.4.

 

NOTE D’INTENTION DE KATIUSKA LANDAETA
L’histoire d’Ixibab nous parle du pouvoir devenu sourd et aveugle. Parvenu à son faîte, il ne peut que courir à sa propre perte. Ainsi, quand la jeunesse éprise de justice s’en empare, l’Histoire prend une autre direction et tourne le dos à la fatalité et à la résignation.
Nous y avons vu l’écho des retournements spectaculaires du Printemps Arabe, de soulèvements populaires que personne n’a vu venir et qui ont changé la face du monde. Aucun de ces dirigeants n’a pris la mesure du mécontentement de son peuple, persuadés comme Inrouch que « La peur est mère de soumission ».
Ces révoltes ont été menées par une jeunesse omniprésente mais dont la voix ne pouvait être entendue. Dans cet opéra, la jeunesse, majoritairement représentée par le chœur, sera toujours présente sur scène, dans le silence ou dans le chant.
Comme dans ces combats d’aujourd’hui, les femmes de la pièces seront d’infatigables ambassadrices de justice et de paix. Les princesses Rawé et Ninrid incarneront la compassion à travers leurs chants et la voix de la raison au cœur même du palais.
En faisant le choix d’Anoub, le dirigeant juste et bon, le peuple, le chœur, nous permettra de relayer notre présent à notre désir de liberté. En s’exprimant, il rendra légitime une nouvelle ère de la royauté, jusque-ici arbitrairement sacralisée par l’histoire.
Des siècles et des siècles de monarchie dans notre histoire n’ont-ils pas ébréché notre manière de vivre la démocratie ? L’image d’un peuple soumis à la volonté des rois par commandement divin ne serait-elle pas ancrée dans notre imaginaire collectif depuis cette lointaine époque sumérienne?