Expos Venezuela 2008-2011

A diario (Evelyn Marin 2011)

Publié le 28 Septembre 2012

Evelyn Marin nos muestra en su serie “Diario” técnicas diferentes para retratar audazmente ambientes, emociones, partes del cuerpo. En algunos retratos, los objetos juegan un papel protagonista. En otros Evelyn se multiplica escenificando la indecisión , el reclutamiento forzado y las heridas del alma.

El trabajo de Evelyn evita el carácter ególatra y guarda en su ojo perceptor, el pudor. La artista retrocede frente al objetivo de la cámara y deja espacio para la representación- casi anónima- de estados universales del ser, los sentimientos…

Según sus propias palabras “Desde que abrimos los ojos en la mañana tenemos contacto con algún coterráneo, con nuestra pareja, con la señora de arriba que limpia bien temprano, el pájaro cantor… Sin embargo , ¿Realmente los conocemos?”. Y nosotros, ¿llegamos a conocer a Evelyn en su intimidad a través de sus autorretratos?

Cualquiera que sea la respuesta, Evelyn, con su sinceridad, logra enfrentar el espectador con su propio secreto.

Curaduría: Hadrien Michel y Katiuska Landaeta.

Evelyn Marin nous propose dans sa série « Diario » différentes techniques pour dépeindre avec audace des ambiances, des émotions, ou de simples parties du corps. Dans certains de ses autoportraits, les objets mis en scène tiennent le premier rôle. Dans d’autres Evelyn se démultiplie et met en scène des états très personnels tels que l’indécision, l’enfermement involontaire et les blessures de l’âme.

L’œuvre d’Evelyn n’a pas de caractère égocentrique, au contraire elle fait preuve de grande pudeur dans sa perception. L’artiste s’efface derrière l’objectif de l’appareil photo et ouvre un espace à la représentation – presque anonyme – de sentiments universels.

Selon ses propres mots, « Dès que nous ouvrons l’œil, chaque jour, nous rentrons en contact avec une personne de notre entourage : notre partenaire, une voisine du dessus nettoyant de bonne heure… Et pourtant, les connaissons-nous véritablement ? ». Et nous spectateurs, apprenons-nous à connaître intimement Evelyn à travers ses autoportraits ?

Peu importe la réponse : l’artiste, avec sincérité, met le spectateur face à ses propres secrets.

A LA RECHERCHE D’UN NOUVEL EQUILIBRE (RICARDO GOLDMAN 2011)

Publié le 28 Septembre 2012

RICARDO GOLDMAN – A LA RECHERCHE D’UN NOUVEL EQUILIBRE

La première vision des œuvres de Ricardo Goldman a un effet similaire chez tout spectateur: celui-ci se sent immédiatement inondé d’un sentiment de plénitude avant de se demander d’où ce sentiment puise son origine! A bien y regarder la perfection n’est pourtant qu’apparente: la surface est parfois rugueuse, non plane, tachetée de gouttes de peintures (dripping) ou présente de longues coulées de peinture aux formes indéfinies (pouring).

Et pourtant, ces techniques – chères à Jackson Pollock – parfaitement maitrisées de drippingou de pouring, loin de remettre en cause la pureté des formes géométriques, la révèlent. Elles s’intègrent de même parfaitement dans la profonde harmonie des couleurs.  L’usage de “trompe l’oeil” en perspectives procède de la même fonction, à savoir celle de proclamer l’éloge de l’équilibre.

L’univers de Goldman n’est pas sans rappeler celui de certains des plus grands créateurs européens de bande dessinée, quelque part entre l’architecture futuriste rigoureuse d’un Schuiten et l’esthétisme lumineux et profondément mystique d’un Moebius. Si bien entendu les œuvres de Goldman sont « autosuffisantes » et ne requièrent pas un support littéraire indispensable à toute bande dessinée, l’artiste possède cette qualité rare du créateur d’univers : nous faire ressentir l’existence d’un monde imaginaire d’une essence indéfinie, mais aux contours nets et précisément poétiques. C’est là aussi que réside le talent de Goldman : avoir cherché, et trouvé un nouvel équilibre pictural.

RICARDO GOLDMAN – BUSCANDO UN NUEVO EQUILIBRIO

La primera visión de las obras de Ricardo Goldman produce un efecto similar en cada espectador : un sentimiento profundo e inmediato de plenitud del cual cada quién se pregunta de donde se originara dicha sensación. Porque al mirar de mas cerca, la perfección es tan solo aparente : la superficie no es tan plana, parece hasta rugosa, se ve manchada de gotas de pintura (dripping) y hasta se presentan corridas/vertidas de pintura de formas indefinidas (pouring).

Sin embargo, esas técnicas perfectamente dominadas (surgidas del genio de Jackson Pollock), lejos de cuestionar la pureza de las formas geométricas, la revelan. AL mismo tiempo se unen perfectamente en la profunda armonía de los colores. EL uso de « trompel’œil » (engañifas) en perspectivas tiene la misma función : proclamar el elogio del equilibrio.

El universo de Goldman curiosamente se asemeja al de algunos de los mas reconocidos autores de cómics europeos, entre la arquitectura futurista y rigurosa de Schuiten y la estética luminosa y profundamente mística de Moebius. Si bien, y por supuesto, la obra de Goldman es « auto-suficiente »y no requiere de ningún soporte literario (indispensable en todo cómics), el artista posee un genio particular a los creadores de universos : el de hacernos sentir la existencia de un mundo imaginario, de esencia indefinida pero de contornos nítidos y precisamente poéticos. Ahí también reside el talento de Goldman : haber buscado, y encontrado un nuevo equilibrio pictórico.

Combinaisons multiples (Johny Fung 2011)

Publié le 28 Septembre 2012

Jhonny Fung Listones Armónicos

              Combinaciones Múltipless Múltiples

La obra de Jhonny Fung se presenta como una solución renovada a un verdadero rompe-cabezas : cada composición es el resultado de un largo proceso de ensamblaje entre distintos elementos previamente seleccionados, modificados e intervenidos.

La investigación de Fung va del humor a la ironia ya que buena parte de sus obras están compuestas por elementos residuales y disparejos de marcos.

La tercera dimensión de sus obras, “sale” del espacio bidimensional para poder atrapar mejor al espectador, dejando que este se convierta en un potencial creador.

Así se demuestra una gran cualidad del artista: se desnuda el proceso de creación, logra una relación privilegiada entre su arte y el espectador longrando que este nunca se pierda; al contrario, se percate de manera intuitiva de la voluntad constructivista del artista.

Así se demuestra una gran cualidad del artista: se desnuda el proceso de creación, logra una relación privilegiada entre su arte y el espectador longrando que este nunca se pierda; al contrario, se percate de manera intuitiva de la voluntad constructivista del artista.

COMBINAISONS MULTIPLES

L’œuvre de Jhonny Fung se présente comme une solution sans cesse renouvelée à un véritable casse-tête: la composition finale est le résultat d’un long processus d’assemblage entre différents éléments préalablement choisis. Ceux-ci sont patiemment choisis, décorés, assemblés, modifiés, retouchés.

On ne peut ignorer la dimension ludique de la démarche de Fung pour qui la composition, bien que répondant à de stricts codes harmoniques, s’établit toutefois dans le cadre d’un jeu-quête de la perfection. Cette quête est également légèrement teintée d’ironie puisque certaines de ses œuvres sont composées… d’éléments disparates de cadres pour tableaux !

Il faut également souligner le travail de Jhonny sur la troisième dimension de ses œuvres, sortant de l’espace bidimensionnel pour mieux attraper le spectateur, lui faire prendre conscience que lui aussi est un créateur en puissance.

C’est là la grande force de cet artiste : en mettant à nu le processus de création, il crée une relation privilégiée entre le spectateur et son art.

Capture d’écran 2019-06-24 à 15.10.12